La Gazette Santé Social - Site d’information destiné aux acteurs sanitaires et médico sociaux

Site d’information destiné aux acteurs sanitaires et médico sociaux

Points de vue | 03/07/2015
Comment la crèche peut-elle aider à réduire les inégalités ?
par Michèle Foin

Si les bienfaits de l’accueil collectif sur le développement cognitif et langagier des enfants sont reconnus, pour Miriam Rasse, directrice de l’association Pikler Lóczy, un centre de formation, de documentation et de recherche pour les professionnels de la petite enfance en lien avec la pédagogie d’Emmi Pikler, c’est la relation avec l’enfant qui fait la différence. Olivier Noblecourt, président du groupe de travail petite enfance de Terra Nova, auteur du rapport « La lutte contre les inégalités commence dans les crèches », ancien adjoint au maire et vice-président du CCAS de Grenoble, défend quant à lui une logique de repérage précoce des difficultés.

Email Email

Cet article fait partie du dossier:

Accueil des tout-petits et inégalités sociales

voir le sommaire

L’accueil collectif des jeunes enfants est-il un facteur de réduction des inégalités sociales ?Miriam Rasse : Tous les enfants naissent avec les mêmes potentialités, qui vont pouvoir émerger si l’enfant se trouve dans un environnement favorable. Le rôle de l’établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE) est de permettre le développement de ces potentialités. La crèche est un lieu de réduction des inégalités, puisque la même offre est faite à tous les enfants en termes d’espace, de temps relationnel avec les adultes, ou de langage. À condition que l’espace soit aménagé en fonction des capacités et des intérêts des enfants, ce qui implique pour les professionnels d’adapter sans cesse l’environnement afin que chaque enfant y trouve les stimulations nécessaires. Quoi qu’il en soit, le moteur de toutes les acquisitions reste la qualité de la relation que l’enfant va pouvoir nouer avec les adultes en l’absence de ses parents. Elle dépend de la régularité et de la permanence de la rencontre.Olivier Noblecourt : Les scientifiques l’ont attesté. Beaucoup des capacités langagières se construisent entre 18 et 36 mois. Or, on retrouve des écarts de compétences langagières très importants à 2 et 3 ans qui sont fonction de l’origine sociale. On sait que la socialisation précoce des enfants a un impact positif …

Déjà abonné

Se connecter

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>