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Logement social | 09/09/2016

9 personnes en grande précarité sur 10 accueillies par SNL trouvent ensuite un logement durable

par Eric Larpin
immeuble-logement-UNE © Gwenaelle_R-Fotolia.com

Solidarités nouvelles pour le logement, association qui intervient auprès des publics en grande précarité, vient de publier son étude annuelle sur son impact social. Non seulement le coût des personnes accueillies est trois à quatre fois inférieur au logement adapté, mais neuf personnes sur dix trouvent ensuite une solution de logement durable. Le fruit d’un travail actif avec les collectivités locales et les bailleurs sociaux.

Dans le secteur de l’insertion et du social, on évoque assez régulièrement la thématique des coûts évités. Il s’agit de mesurer comment l’action d’accompagnement et de prévention des associations ou des entreprises sociales permet à la collectivité de réaliser des économies. La publication de l’étude d’impact social de Solidarités nouvelles pour le logement (SNL) en apporte une nouvelle illustration.

Coût pour les pouvoirs publics : 1 841 euros la place

L’étude révèle qu’une place dans un des 900 logements de la Fédération SNL-Union en Ile-de-France coûte 3 567 euros à l’année, dont la moitié est prise en charge par la collectivité. Le coût pour les pouvoirs publics est donc de 1 841 euros, un investissement bien faible comparé aux 5 527 euros pour une place dans un logement adapté et surtout aux 6 237 euros pour une place dans un hôtel (selon les propres chiffres du ministère du Logement).

L’an dernier, les cinq associations départementales de SNL, ses salariés et ses bénévoles, ont ainsi pu accueillir plus d’un millier de ménages dans les logements qu’ils acquièrent et gèrent par la suite. « Au travers de cette troisième édition de notre étude, nous avons voulu vérifier que nous arrivions bien à toucher notre public-cible », souligne Gwenaëlle Dufour, directrice de SNL-Union.

De fait, 77 % des locataires sont en dessous du seuil de pauvreté et plus de 80 % n’avaient aucun logement décent, avant d’intégrer un logement-passerelle.

Un tiers seulement des personnes reste plus de 3 ans

« Car l’objectif est bien de donner une chance à nos locataires (qui paient un loyer modique) de retrouver un logement durable à la sortie de ces logements », poursuit Gwenaëlle Dufour. Un pari qui semble réussi, puisque seulement un tiers des personnes restent plus de trois ans (dont quand même 9 % plus de dix ans) et que neuf ménages sur dix trouvent ensuite une solution durable.

« L’accompagnement social et l’accompagnement bénévole expliquent cette durée moyenne assez basse dans nos logements et des retours positifs au logement social et privé. Ces indicateurs sont aussi dus aux bonnes relations que nous entretenons avec les collectivités locales et les bailleurs sociaux », assure Gwenaëlle Dufour.

Les locataires au centre des groupes locaux de solidarité

Ces résultats favorables, similaires à ceux des éditions précédentes des études d’impact social, ont incité SNL-Union à renouveler son projet associatif, en remettant les locataires au centre des groupes locaux de solidarité.

Les 107 groupes locaux constitués d’habitants et de bénévoles sont en effet au cœur de l’action pour le logement très social de SNL ; au plus près du terrain, ils repèrent et acquièrent des logements (avec l’aide de subventions et de l’épargne solidaire), puis accompagnent les nouveaux locataires. La Fédération SNL-Union a aussi pour ambition d’ici 2018 de produire 140 nouveaux logements par an (contre 50 actuellement) et d’accentuer son action pour le logement très sociale en Seine-Saint-Denis.

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