La Gazette Santé Social - Site d’information destiné aux acteurs sanitaires et médico sociaux

Site d’information destiné aux acteurs sanitaires et médico sociaux

[Tribune] Social | 03/07/2017
Les jeunes majeurs en voie d’exclusion – Marine Careel, assistante de service social en faveur des élèves
par Auteur Associé
Marine-Carreel Assistante de service social-UNE DR

Sous couvert de la crise économique, les politiques sociales deviennent de plus en plus restrictives.

1 Email Email

Il en va ainsi de nombreux jeunes majeurs en rupture familiale qui se retrouvent en difficulté, sans solution d’hébergement.

Si les jeunes sont autonomes dans les actes de la vie quotidienne et qu’ils perçoivent de l’argent, il existe des possibilités.

Dans le cas inverse, ils doivent solliciter temporairement des proches ou attendre des semaines dans des structures non adaptées à leur profil, voire être envoyés à des dizaines de kilomètres de leur établissement scolaire.

Des conditions de vie et de travail qui peuvent les amener à décrocher du fait de leurs problèmes personnels.

Pour les jeunes ayant la chance d’avoir un contrat jeune majeur, les conditions de vie sont plus satisfaisantes, puisqu’ils perçoivent chaque mois de l’argent.

J’ai cependant rencontré une jeune femme dont l’aide mensuelle était passée de 517 euros à 252 euros.

Pour justifier cette baisse, il a été mis en avant qu’elle percevait une aide au logement et une bourse lycéenne. Elle s’est retrouvée, après le paiement de ses charges, avec 30 euros pour (sur)vivre.

Cette pratique risque de se répandre et de briser l’équilibre des jeunes en logement autonome.

Comment vont-ils dès lors obtenir des diplômes et s’intégrer professionnellement alors qu’ils ont pour préoccupation première de savoir où ils vont dormir et s’ils vont manger ?

Les politiques actuelles en faveur des jeunes majeurs ne sont-elles pas en train de les exclure petit à petit, alors qu’il faudrait les accompagner dans leurs projets d’avenir ?

Thème abordé
publier un commentaire

Réagissez à cet article

  1. Je suis conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation. Il me semble que le nombre de jeunes majeurs suivis par le SPIP est en augmentation, pour des délits liés à la précarité.
    Dernièrement, un des jeunes que j’ai en suivi m’expliquait que quand il vivait dans la rue, il avait côtoyé beaucoup de jeunes dans le même cas que lui. D’après lui, il y aurait une « invisibilité » des jeunes vivant dans la rue, car rien ne les distingue des autres jeunes.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>