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Services aux familles | 10/07/2017
Le parcours de parent, fil rouge du schéma départemental
par Michèle Foin

Les partenaires du département du Bas-Rhin ont profité de l’élaboration du schéma des services aux familles pour décloisonner leurs politiques.

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Services aux familles : les schémas départementaux tiennent-ils leurs promesses ?

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Le Bas-Rhin fait partie des départements préfigurateurs des schémas des services aux familles.

« Notre département est marqué par un large terreau partenarial avec des instances dédiées et une culture du travail en commun », confirme Frédéric Egelé, responsable du pôle collectivité, association et entreprise à la CAF du Bas-Rhin.

Les partenaires décident de profiter du schéma pour changer leur approche. Il fallait trouver un dénominateur commun qui « parle » à tous les acteurs. « On aurait pu avoir une entrée « crèche collective » ou « accueil familial », mais l’objet du schéma était justement de décloisonner les politiques », rapporte Frédéric Egelé.

Séquences de vie

Les partenaires se mettent d’accord sur un point d’identification commun : l’accompagnement des parents, qui est décliné en six séquences de vie : « Devenir parent », « Être parent d’un jeune enfant », « Être parent d’un enfant de 6 à 11 ans ou d’un adolescent », « Séparés mais toujours parents », « Être parent confronté à une situation de handicap », « Être parent et confronté à un décès ».

« Nous ne voulions pas rester dans une logique consommatrice de services à rendre aux familles, mais nous placer autour des parents, acteurs, pour les accompagner », précise Frédéric Egelé.

La CAF (1)lance une enquête auprès des parents pour affiner leurs attentes. Puis les partenaires s’accordent sur de grandes priorités au sein du comité de coordination des politiques d’accompagnement des parents (CCPAP). « Le CCPAP arrête le plan d’action pour l’année à venir. Chaque situation de vie a un pilote », détaille Frédéric Egelé.

Trois ans plus tard, le bilan est plutôt positif. Le schéma apporte de l’efficacité dans le financement des actions, le CCPAP s’étant doté d’une commission financement collégiale.

« Avant, dans le cadre du Réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (Reaap), les instances se réunissaient avec des délais d’instruction et de notification des décisions beaucoup trop tardives. Nous avons ainsi réalisé un appel à projets unique sur les Reaap et les contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas). La commission s’est réunie fin août, et dès le lendemain les porteurs de projets connaissaient la décision », se réjouit Frédéric Egelé.

Réseau départemental d’accompagnement

Autre avancée : un réseau départemental de l’accompagnement des parents est en train de se structurer pour favoriser les échanges entre les décideurs locaux et les professionnels de la petite enfance et de la parentalité, piloté par l’Union départementale des associations familiales (Udaf).

En parallèle, un site internet a été créé, porte d’entrée unique pour renseigner les parents comme les professionnels. La prolongation du schéma a été décidée jusqu’en 2018. L’occasion de voir si la parentalité figurera ou non dans les programmes des élections municipales. Ce qui serait, selon Frédéric Egelé, un « indicateur simple de réussite du schéma ».

© J.Sarago/CD67Lucie Moreau, directrice de l’enfance et de la famille, conseil départemental du Bas-Rhin

« La CAF a pu prendre le relais de certains financements »

« Chacun reste décisionnaire sur ses compétences et sa façon d’attribuer les financements, mais l’idée est de mieux se coordonner. Au moment où le département a dû se recentrer sur ses compétences obligatoires et abandonner le financement de certaines actions, la CAF a pu prendre le relais. Cela a été le cas pour le Reaap. En retour, la CAF nous a encouragés à investir un peu plus sur la médiation familiale, ce qui leur permettait de financer les 75 % restants. Grâce à cet effet levier, la médiation familiale a bénéficié d’un budget total de 230 000 euros. Mais cela fonctionne surtout pour les domaines où nos compétences sont partagées. Il faudrait que nous soutenions le développement des lieux d’accueil enfants-parents (Laep) dans les territoires non couverts, mais nous sommes en recherche de budget. Avec la CAF, nous sommes en phase sur les orientations, mais beaucoup plus en délicatesse sur les moyens. »

Note (01)

Contact : CAF du Bas-Rhin : direction@cafstrasbourg.cnafmail.fr - Retourner au texte


Chiffres Clés

  • 228 797 enfants de moins de 18 ans.
  • 13 074 naissances en 2012.
  • 220 EAJE ; 9 706 assistantes maternelles.
  • Schéma signé le 10 octobre 2014 par 12 partenaires, valide jusqu’au 30 juin 2017, et prorogé en 2018.
Thème abordé

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