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Fin de vie | 17/11/2017
Pour les Français, les patients doivent pouvoir profiter des « petits plaisirs » de la vie
par Laurent Thoviste
soins-palliatifs-fin-de-vie-UNE © Photographee.eu-Fotolia

Pour la 2e année consécutive, la Fondation d'entreprise Adréa et l'Ifop ont réalisé une enquête sur la fin de vie. L'an dernier axée sur la perception des Français, l'étude porte cette année sur "les solutions et pistes d'avenir relatives à l'accompagnement des personnes en fin de vie en France". Parmi les enseignements, 93 % des Français estiment qu’il est important voire primordial de favoriser la liberté laissée aux patients de vivre leur journée selon leur rythme.

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Les résultats de l’enquête ont été présentés le 14 novembre 2017. Parmi les chiffres qui ressortent :

  • Il est primordial de favoriser la liberté laissée aux patients en fin de vie pour 93 % des Français.
  • Pour 86 % d’entre eux, il est important de pouvoir profiter de « petits plaisirs » gastronomiques et de profiter de la nature.
  • 53 % des Français considèrent que la fin de vie est bien prise en charge en France.
  • 48 % des Français estiment que la prise en charge de la souffrance psychique est l’un des éléments qui paraît le plus important dans l’accompagnement d’une personne en fin de vie et parallèlement 44 % estiment que cet élément est l’un de ceux qui sont les moins pris en compte aujourd’hui en France.
  • Pour 59 % des Français, l’un des aspects les plus importants en matière de prise en charge de la fin de vie est le fait de « savoir que ses proches sont soutenus et accompagnés ».
  • 47 % des Français considèrent qu’il est primordial de faciliter et développer l’accès aux médecines alternatives et complémentaires dans les services accueillant des personnes en fin de vie : sophrologie, aromathérapie, art-thérapie, musicothérapie…
  • 70% des Français considèrent qu’il est primordial de développer la formation initiale et continue des médecins en matière de prise en charge de la fin de vie.

L’étude comporte un volet qualitatif avec huit entretiens menés auprès de cinq professionnels de santé (infirmières, aide-soignante, médecins en soins palliatifs), deux aidants familiaux et un bénévole en soins palliatifs.

Pour beaucoup, il importe en premier lieu de passer de la binarité actuelle soins curatifs/soins palliatifs à une vision dans laquelle la fin de vie s’accompagnerait beaucoup plus en amont et permettrait la mise en place dans une temporalité plus longue des projets de vie et/ou de retour au pays.

Le déploiement de financements pour mettre en place des solutions permettant de soulager ponctuellement les accompagnants familiaux de leur charge (relais psychologique, maisons ou séjours de répit, interventions d’acteurs à domicile, multiplication des groupes de soutien) fait également partie des recommandations.

Quant aux soignants, ils sont unanimes. Pour eux, il importe de déployer davantage d’unités de soins palliatifs et de maisons médicales spécialisées dans les soins palliatifs sur tout le territoire.

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