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[Billet] Numérique | 28/11/2017
L’intelligence artificielle n’est pas (encore ?) capable de faire preuve d’intelligence sociale
par Nathalie Levray

Partie d’une quasi-prophétie en provenance des États-Unis, la rumeur s’est répandue : la moitié des emplois passerait à la trappe de l’automatisation. L’OCDE et le Conseil d'orientation pour l'emploi ont finalement minimisé l’impact du numérique : 10 % des emplois seraient automatisables et la moitié, exposée à une évolution.

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Protection sociale et transition numérique

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Des métiers disparus et de nouveaux métiers

Les métiers des secteurs social, médicosocial et sanitaire en voient déjà les effets. Des tablettes, des smartphones dans l’aide à domicile, des consultations médicales à distance et des travailleurs sociaux transformés en assistant informatique de leurs publics. Ils évolueront encore. Certains disparaîtront, d’autres apparaîtront.

La seule chose à peu près certaine, c’est que les métiers les moins qualifiés et les emplois les moins rémunérés sont dans la ligne de mire de l’automatisation.

L’automatisation n’est pas automatique

Pourtant, un emploi automatisable n’entraîne pas de façon automatique l’automatisation des emplois. La pénétration des technologies numériques dans les entreprises est, au moins à court terme, dépendante du mode d’organisation du travail, du niveau d’acceptabilité sociale et de la rentabilité économique.

Mais un quatrième facteur mérite d’être mentionné : la capacité à utiliser les outils numériques. Selon l’OCDE, environ 30 % de la population française peine à résoudre les problèmes de la vie quotidienne faute de compétence suffisante en littéracie et en numératie. C’est dire que le défi de la numérisation du monde est double :

  • fournir à la population les bagages nécessaires pour intégrer les outils numériques dans leurs compétences ;
  • tenir constamment à jour ces capacités dans un univers numérique qui évolue à la vitesse V.

Compétences socio-émotionnelles

La bonne nouvelle dans ce climat anxiogène d’un monde qui se transforme, c’est que le numérique valorise les compétences transversales, socio-émotionnelles et cognitives.

Même avec l’intelligence artificielle, la machine, n’est pas (encore ?) capable de faire preuve d’intelligence sociale. Ouf !

Il suffira d’être bon là où la technologie ne peut pas l’être. Dans ce meilleur des mondes possible, au numérique les tâches routinières et un humain, libéré, replacé au centre du travail social ?

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