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ACTION SOCIALE | 03/05/2013

« La structure autonome des CCAS ne correspond plus à une réalité de terrain » – Denis Guihomat, président de l’Anccas

par Guillaume Garvanèse

A quelques jours des rencontres de l'Association nationale des centres communaux d'action sociale les 5, 6 et 7 juin 2013, son président, Denis Guihomat, revient sur l'évolution et l'avenir de l'action sociale.

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Pourquoi avoir choisi l’avenir de l’action sociale de proximité comme thème des prochaines rencontres nationales de l’Anccas ? 

Cette question s’est imposée avec le débat autour de la proposition de loi Doligé sur la suppression des CCAS pour les communes de moins de 1500 habitants. La question n’est pas si incongrue car l’action sociale de proximité a beaucoup évolué et les CCAS des petites communes sont souvent des coquilles vides. Nous observons que l’organisation en structure autonome ne correspond plus à une réalité de terrain.

Pensez-vous que les CCAS sont menacé ?

La notion de chef de file des Conseils généraux ne semble pas remise en cause. Il est question de la création des CIAS auprès des intercommunalités en conservant des obligations de base en termes de prestations, mais ça ne me semble pas une bonne idée car on va à l’encontre de la simplification.

Les CCAS seront-ils en mesure de faire face au vieillissement de la population et à la montée de la précarité ?

C’est la grande question. Nous n’avons pas atteint le point de rupture, mais faute de moyens, il est grand temps d’inventer de nouvelles façons d’aborder la prise en charge.

L’acte 3 de la décentralisation est peut-être l’occasion de repenser l’organisation ?

En effet, nous plaidons pour une simplification de l’organisation et pour que la réalité juridique corresponde à la réalité du terrain. Mais tout le monde possède son avis sur le type d’organisation à mettre en place. Je suis personnellement favorable au transfert de l’action sociale aux intercommunalités par la création de CIAS. Dans les moyennes et grandes villes, tout le monde n’est pas d’accord, surtout parmi les élus. Mais les CIAS permettent de mutualiser les moyens et d’harmoniser l’action sociale.

Comment réagissez-vous à la concurrence du privé ? 

Elle s’exprime à travers la gestion de certains de nos services et nous interpelle. Cette question nous oblige à apporter la meilleure réponse au meilleur prix pour la collectivité. Mais si l’initiative privée permet d’avoir un service de qualité pour moins cher, alors nous devons l’envisager.

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