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Handicap | 12/09/2018
Santé mentale : un plan en 3 volets
par Géraldine Langlois
Santé mentale © Olivier-Le-Moal-AdobeStock

Les trente-sept mesures de la feuille de route sur la santé mentale visent à "changer le regard" sur ce sujet et sur les personnes atteintes de troubles psychiques. Ce plan parviendra-t-il à améliorer leur situation et à faire travailler ensemble les acteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux de l’accompagnement ?

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Santé mentale : il va falloir travailler ensemble

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Les objectifs de la feuille de route présentée le 28 juin par Agnès Buzyn sont d’autant plus ambitieux que la situation des personnes souffrant de troubles ou de maladies mentaux et de ceux qui les accompagnent n’a cessé de se fragiliser ces dernières années.

Par manque de mobilisation politique, du fait d’une priorisation des moyens qui n’a jamais favorisé la santé mentale et d’une division de ces moyens héritée d’une organisation en « tuyaux d’orgues », rigide et étanche.

Promouvoir le bien-être mental

Le plan s’articule selon trois grands axes. Il s’agit tout d’abord de « promouvoir le bien-être mental, de prévenir et repérer précocement la souffrance et les troubles, et de prévenir le suicide ». Notamment chez les jeunes. L’Éducation nationale, par exemple, sera encouragée à développer les compétences psychosociales des enfants « dès le plus jeune âge ».

Un chantier considérable qui nécessitera la formation de nombreux professionnels et prendra beaucoup de temps… L’expérimentation du dispositif Ecout’Emoi consistant à proposer aux 11-25 ans en souffrance une consultation de psychologue prise en charge sera lancée en 2019 en Ile-de-France, Grand-Est et Pays de la Loire.

Le projet VigilanS de recontact systématique des personnes ayant tenté de se suicider, « né » à Lille et étendu depuis à six autres régions, sera quant à lui généralisé « dans les deux ans », au sein d’un « plan d’ensemble » contre le risque suicidaire. Des actions de prévention de la souffrance au travail, notamment celle des professionnels de santé et médico-sociaux, sont également en cours de mise en place via les politiques de qualité de vie au travail.

Articuler les réponses au niveau territorial

Le second volet porte sur les parcours de soins coordonnés, qui doivent être garantis et soutenus. Un très vaste chantier déjà lancé dans le cadre de la mise en place des projets territoriaux de santé mentale (PTSM), prévus à l’article 69 de la loi de modernisation du système de santé de janvier 2016. Il s’agit ni plus ni moins de structurer et d’articuler au niveau territorial la réponse à l’ensemble des besoins des personnes souffrant de troubles ou de maladies mentaux… en faisant travailler ensemble, de leur propre initiative, des acteurs qui gravitent dans des univers différents et se connaissent très peu ou pas.

Les conditions de mise en œuvre des PTSM, pourtant déjà explicitées dans un décret de juillet 2017, sont à nouveau précisées. Ce volet prévoit également d’améliorer la formation des médecins et d’augmenter le nombre de praticiens formés, de renforcer la complémentarité des différents professionnels mais aussi d’optimiser l’allocation des ressources et d’engager une réflexion sur le financement de la psychiatrie.

Améliorer l’inclusion sociale

Le troisième et dernier volet vise à « améliorer les conditions de vie, l’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique ». La marge de progression est grande… Le plan met l’accent sur le travail, en incluant ces personnes dans les bénéficiaires du dispositif d’emploi accompagné et sur le point très sensible du logement. La ministre a en effet prévu d’étendre le dispositif « Un chez soi d’abord » – ce qui était déjà prévu en janvier 2017 – et de leur permettre d’accéder à l’habitat inclusif prévu dans le projet de loi Elan.

Le rôle des pairs devrait également être renforcé, via le développement de la « pair-aidance », de médiateurs pairs dans le secteur médico-social mais aussi des groupes d’entraide mutuelle (GEM). La ministre les souhaite plus nombreux et moins « vulnérables », notamment par le renforcement du dialogue entre ces GEM et les agences régionales de santé.

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  1. certaines assurances privés, malgré la souscription des abonnés aux différents contrats ( multirisques habitation, voiture, accident vie quoodienne, maladie familiale etc..) ne remboursent pas correctement leurs adhérants, presque comme lehman brothers, ils ne sont là que pr se faire du fric !

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