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Social | 16/10/2018

Les CCAS se veulent acteurs et coordonnateurs de proximité

par David Picot
Collaboration coordination © Ilro-AdobeStock

Ils étaient inquiets. Les voilà confortés. En ouverture du congrès annuel de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale, ce 15 octobre à Nantes, le Premier ministre Édouard Philippe a rassuré les représentants des CCAS. Lesquels affirment n’avoir qu’un objectif : travailler avec tous les acteurs sociaux, conseils départementaux compris, pour adapter les politiques publiques aux besoins des usagers. Et non l’inverse.

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« Les centres communaux d’action sociale (CCAS) sont des acteurs centraux de notre cohésion sociale, des relais locaux… incassables ». Glisser le mot « incassable » en ouverture du congrès annuel de l’Union nationale des CCAS (UNCCAS), ce 15 octobre à Nantes, le Premier ministre Édouard Philippe n’a finalement pas pu s’en empêcher. Malgré, semble-t-il, les réticences de son cabinet…

Le trait d’humour a fait sourire l’assemblée composée de près de 900 personnes. Il a rassuré surtout, en particulier Joëlle Martinaux, présidente de l’UNCCAS qui venait justement de lui faire part des inquiétudes des acteurs de terrain.

« Les CCAS et les CIAS (centres intercommunaux d’action sociale) ont été touchés par les dernières réorganisations territoriales », a-t-elle rappelé, citant « la métropolisation, le rôle du département, l’évolution de la carte intercommunale. Et de ce fait, les CCAS s’interrogent sur leurs moyens d’organisation et de fonctionnement ».

Les CCAS sont des acteurs et coordonnateurs de proximité

Même si la présidente avait eu quelques signaux positifs à travers la participation de l’UNCCAS à l’élaboration du Plan pauvreté, elle a toutefois été « rassurée », par le Premier ministre. « Les CCAS sont confortés dans ce rôle d’acteur et de coordonnateur de proximité qu’ils revendiquent », a-t-elle ajouté.

Sur le terrain, la tâche reste considérable tant les façons de travailler restent très différentes d’un territoire à un autre. D’une manière générale, « nous devons avancer main dans la main et non pas être en compétition les uns face aux autres », a poursuivi Joëlle Martinaux.

CAF, caisses primaire d’Assurance-maladie (CPAM), caisses de retraite… « L’ensemble des acteurs locaux l’a compris ». Et d’ajouter : « hormis les départements » ! Elle précise : « parfois, tout le monde travaille ensemble. Mais c’est loin d’être le cas partout, pour d’obscures raisons de conservation de pré carré. C’est pourquoi, je rappelle que l’on existe surtout quand on partage » !

Faciliter les accès aux droits

À la tête du département de la Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein confirme : « les acteurs de terrain doivent faire un pas pour faciliter les accès aux droits. Et faire un pas, cela signifie travailler ensemble, autour du parcours du citoyen. Nos politiques publiques ont encore trop le défaut de demander à la personne qui a besoin d’être accompagnée, de s’adapter aux méandres des circuits et des parcours. Cela devrait être l’inverse ».

Il plaide ainsi « en faveur de contractualisations renforcées entre les CCAS et les départements, pour faire du CCAS – là où il est présent – le premier lieu d’accueil ». Un travail qui passerait notamment par « un meilleur partage de données. Ce qui signifierait la mise en place d’outils commun entre les différents acteurs locaux. De façon à ce que les gens cessent de raconter dix fois leur histoire personnelle… C’est un point de coopération entre institutions qui peut être travaillé dès à présent », a conclu l’élu mosellan.

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