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Aide sociale à l'enfance | 07/05/2019
Les contrats jeunes majeurs ne doivent plus être une variable d’ajustement
par Rouja Lazarova
jeune sdf © aldegonde_le_compte-AdobeStock

La proposition de loi de la députée LREM Brigitte Bourguignon visant à renforcer l’accompagnement des jeunes majeures vulnérables vers l’autonomie est entrée en examen à l’Assemblée nationale le 6 mai. Sa principale disposition : rendre obligatoires les contrats jeunes majeurs dont peuvent bénéficier les jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance entre 18 et 21 ans. La bataille parlementaire est rude.

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Le contrat jeune majeur (CJM) est un des principaux dispositifs pour lutter contre les « sorties sèches » des enfants pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), une fois leur majorité atteinte. Actuellement, seul un tiers d’entre eux, soit 20 900 jeunes, en bénéficie.L’attribution de ces contrats dépend du bon vouloir du conseil départemental où est placé le jeune, et l’on observe une grande disparité territoriale dénoncée par les anciens enfants placés ou différents acteurs de la protection de l’enfance.« Il y a des départements qui se servent de ces CJM comme d’une variable d’ajustement pour baisser leurs dépenses sociales, qui diminuent l’attribution de ces contrats ou les refusent pour les mineurs non accompagnés », observe Marie-Paule Martin-Blachais, directrice de l’École de la protection de l’enfance, membre expert de la Haute Autorité de Santé (HAS).Lutter contre la disparité territorialeC’est pour pallier ce …

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