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Grand âge | 09/12/2013

Informations, services, solutions de répit : un soutien multiforme aux aidants angevins

par La Rédaction

Porté par le centre communal d’action sociale et ses partenaires, l’espace des aidants offre un panel d’actions d’accompagnement tant pour les aidants que pour les aidés, dans leur quotidien face à la maladie.

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L’espace des aidants du centre communal d’action sociale (CCAS) d’Angers est plébiscité par 479 aidants qui ont été accompagnés en 2012 (250 en 2010), et 235 aidés. Les aidants accompagnent un proche (souvent un conjoint), atteint d’une grave maladie (Parkinson, Alzheimer, etc.) et devenu dépendant. « Vous repartez très seul, après le diagnostic sur la maladie de l’aidé, relève Annick Bourigault, présidente du Groupement de parkinsoniens de Maine-et-Loire, et aidante pour son époux. Le CCAS apporte le soutien nécessaire. »

Individuel ou collectif

Les élus angevins, conscients que la population vieillit et que le nombre de personnes âgées dépendantes augmente, ont souhaité « accompagner les aidants dans leur parcours », selon Laurent Thibault, directeur de l’espace Robert-Robin. Il s’agit d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées autonomes (l’un des 9 établissements gérés par le CCAS), mais aussi d’une plateforme gérontologique accueillant l’espace des aidants, ainsi que des professionnels et associations du secteur santé et médicosocial. Le centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic) du CCAS de la ville d’Angers y propose, depuis 2009, des actions, avec d’abord un soutien individuel de l’espace des aidants : « des entretiens avec un psychologue pour une prise de conscience du besoin de garder du temps pour soi », indique Béatrice Gaignard, responsable du Clic. L’espace de réflexion se veut aussi collectif, avec des conférences variées : maladies cardio-vasculaires, d’Alzheimer, dentition, déni de la réalité, etc. « Même si une maladie est connue, l’aidant comme l’aidé ont besoin de réentendre », précise Annick Bourigault. Des temps de formation sont dispensés par des professionnels et bénévoles : France Alzheimer, Groupement des parkinsoniens ou Alter ego, dispositif partenarial d’aide aux aidants d’Angers Loire métropole (et bientôt départemental).

Au cours des après-midi « plaisir » du Clic, une socioesthéticienne accueille aidants et aidés, un infirmier conseille les aidants pour mieux vivre (sommeil, nutrition…). En outre, le service « animation et vie sociale » du CCAS propose un ou deux séjours de quelques jours par an pour aidants et aidés, avec une équipe de soignants. Enfin, un accueil de jour est proposé un à trois jours par semaine aux aidés au sein de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad ) César-Geoffray en centre-ville. L’aidant peut ainsi souffler un peu. « Pour l’y aider, nous avons adossé à cet accueil une plateforme de répit », note Jean-Charles Prono, directeur de l’Ehpad . L’aidant y trouve le soutien d’un professionnel (psychologue, assistante sociale, responsable de la plateforme, etc.) ou des temps d’échanges avec d’autres aidants.

Activités accessibles

Dans le même but, « trois résidences angevines pour personnes âgées animent une demi-journée par semaine des activités pour les aidés ne pouvant intégrer des animations classiques », explique Béatrice Gaignard. Il reste à améliorer l’accessibilité aux « jeunes aidants, plus rares et ne fréquentant souvent que les conférences et animations en soirée, selon Guillaume Leblondel, responsable du pôle gérontologique du CCAS. Les aidants du comité d’usagers de l’espace Robert-Robin nous y aideront sans doute ».

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