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Santé mentale | 12/07/2019

La psychiatrie veut soigner mieux en enfermant moins

par Auteur Associé
NE PAS UTILISER CE DESSIN POUR UN AUTRE ARTICLE Pascal_Gros

La psychiatrie peine à sortir de son approche hospitalo-centrée malgré une volonté vieille de plusieurs décennies. Les hospitalisations sans consentement, traduisant une approche sécuritaire du soin, ne cessent d’augmenter. Patients, familles et professionnels se sont unis au sein du "Printemps de la psychiatrie" pour tenter de refonder la discipline autour d’une approche plus citoyenne.

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Par Morgane PellennecLorsque la circulaire du 15 mars 1960 met en place une politique de sectorisation des soins psychiatriques, un mouvement de « désinstitutionnalisation » se met à l’œuvre. La psychiatrie souhaite sortir de son approche « hospitalo-centrée » et organiser les soins du patient dans son environnement. À l’époque, un secteur de psychiatrie de 67 000 habitants comptait idéalement 200 lits.Aujourd’hui, la plupart des services sectorisés en ont quatre fois moins. Mais la psychiatrie hors les murs peine à remplir ses fonctions. Pis, si le nombre de lits a effectivement baissé, les hospitalisations sans consentement n’ont cessé d’augmenter, selon le rapport 2018 de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan.« Les mentalités ont évolué vers une politique de contrainte généralisée. Un contrôle social sécuritaire s’est développé jusqu’à être transformé en loi par Nicolas Sarkozy en 2011 …

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