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SANTE PUBLIQUE : 19/03/2009
L'Assemblée nationale a adopté, le 18 mars 2009, le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" (HPST). Après plusieurs semaines d'examen, le texte a été voté par 292 voix (UMP et NC) contre 199 (la gauche).
Ce texte en procédure d'urgence (une seule lecture dans chaque chambre) doit faire l'objet d'une navette au Sénat où il devrait être examiné dans la semaine du 11 mai. L'adoption définitive du projet de loi HPST devrait donc avoir lieu avant l'été. Nicolas Sarkozy a encore défendu, le 13 mars, une réforme "juste et nécessaire", ajoutant que "tout ne se réduit pas une augmentation des crédits".
"Le gouvernement et sa majorité ont veillé à enfermer l'hôpital dans une pure logique comptable", a déploré de son côté Jean-Marie Le Guen (PS).
Ce texte va "aggraver la situation, notamment à l'hôpital public qui sera désormais dirigé par un chef d'entreprise ayant vocation à rentabiliser l'activité pour équilibrer le budget et à décider de tout, même du projet médical!", a renchéri Jacqueline Fraysse (PCF).
C'est le volet sur la prévention et la santé publique qui a retenu le plus l'attention médiatique, avec notamment l'interdiction de toute vente d'alcool et de tabac aux moins de 18 ans et la prohibition de la vente d'alcool au forfait (open-bar).
En permanence, la ministre de la Santé a tenté de trouver l'équilibre entre la lutte contre l'alcoolisme des jeunes et les intérêts de la filière viticole, défendus sans relâche par des élus de tous bords des régions concernées. La gauche a déploré que la députée UMP Valérie Boyer, auteure d'un rapport sur la lutte contre l'obésité, ne soutienne pas jusqu'au bout un amendement pour interdire la pub pour produits sucrés ou gras à la télévision pendant les programmes jeunesse. Mais sur cette question, le coup le plus dur est venu de l'UMP Axel Poniatowski: "céder aux lobbies nuit gravement à la santé de nos enfants".
Le texte a aussi tenté de lutter contre les déserts médicaux afin d'encourager les jeunes médecins à s'installer dans ces déserts, mais sans toucher à leur liberté d'installation. Le projet de loi prévoit une "allocation" pour les étudiants qui s'engagent à exercer dans des "déserts médicaux" après leurs études. Le groupe PS aurait préféré un "gel des installations dans les zones sur-denses".
Les députés ont enfin voté la mise en place des "Agences régionales de santé" (ARS) pour "adapter les politiques de santé" aux besoins de chaque région et "contribuer à la réduction des inégalités", dans le "respect de l'objectif national des dépenses d'assurance-maladie". Mais des inquiétudes se sont fait entendre sur les directeurs des ARS, nommés en Conseil des ministres, qui pourraient s'apparenter à "de véritables préfets sanitaires". L'opposition de gauche craint aussi une "Etatisation de la santé".
Les principales mesures du projet de loi HPST adoptées par les députés :
Avec l'AFP
DEPENDANCE : 27/08/2010
PIERRE HENRY - DG DE FRANCE TERRE D'ASILE : 23/08/2010
ADDICTIONS : 11/08/2010
HOPITAUX : 29/07/2010
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