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HOPITAUX DE PROXIMITE : 27/08/2010
Celle-ci intervient suite à l'annonce, fin juillet, du report de la publication de ces textes d'application de la loi «Hôpital, patients, santé et territoires», qui doivent aboutir à la fermeture des blocs opératoires effectuant moins de 1500 actes par an. Devant la levée de boucliers des élus locaux et des associations d'usagers, la ministre s'était engagée à prendre le «temps qu'il faudra» pour réexpliquer les raisons de ces fermetures. Mais sans revenir sur le fond de sa décision : «Certains ont pu croire qu'en donnant plus de temps à l'explication, j'avais transigé avec la sécurité des soins. Au contraire, je resterai très ferme sur cette question», a-t-elle répété le 26 juillet, précisant que la parution des textes pourrait intervenir avant la fin de l'année, mais que des «ajustements» pourront être envisagés, en fonction des travaux de la mission, qui débuteront en septembre.
Dialogue
Car Roselyne Bachelot l'a rappelé : «Réorganiser un service de chirurgie à l'échelle d'un territoire ne signifie certainement pas fermer l'hôpital, au contraire». C'est là qu'intervient la mission d'accompagnement. Composée de 11 membres (élus, représentants des usagers, professionnels de santé...), elle pourra être sollicitée par les agences régionales de santé (ARS) et les élus locaux afin d'aider les établissements à se réorganiser et à pérenniser leur activité. «C'est l'outil dont nous avions besoin, a estimé le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France Claude Evin. Une situation de réorganisation est souvent complexe à traiter, il faut faire du cousu main. Les membres de cette mission, avec leurs compétences très diverses, seront acteurs de ce dialogue.»
Plusieurs exemples de restructurations abouties ont été cités par la ministre, notamment celui du centre hospitalier de La Mure, dans l'Isère. Tout en se séparant de son bloc opératoire, celui-ci a augmenté son activité et pérennisé ses emplois, grâce au développement de nouveaux services : ouverture d'un service de soins de suite et de réadaptation et d'un centre de planification et d'éducation familiale, renforcement des urgences, acquisition d'un appareil de dépistage du cancer du sein...La ministre a d'ailleurs annoncé le déblocage d'un budget de 45 millions d'euros sur trois ans afin de faciliter la modernisation des hôpitaux de proximité et leur recentrage sur des missions de proximité, comme les urgences, les soins post-opératoires et les soins courants.
Décret : trois types de dérogations sont envisagés
Les décrets "médecine-chirurgie" à paraître préciseront, «dans un souci de sécurité», les conditions que doivent remplir les établissements de santé pour avoir une activité en médecine et en chirurgie autorisée par l'agence régionale de santé. L'autorisation d'exercer la chirurgie sera notamment conditionnée, à partir de fin 2012, à la réalisation d'une activité d'au moins 1500 séjours chirurgicaux par an en moyenne, sur les trois dernières années d'activité.
Trois types d'établissements pourront cependant déroger à la règle :
Stéphanie Lampert
SANTE PUBLIQUE : 03/02/2012
SANTE PUBLIQUE : 03/02/2012
Social : 02/02/2012
Social : 02/02/2012
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