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SANTE : Novembre 2009
Des étudiants soutiennent des ados et de jeunes adultes hospitalisés.
L'histoire de Cheer up !, fédération de seize associations, est indissociable de celle de l'un de ses fondateurs, Pierre Janicot. En 2002, alors en classe préparatoire, il découvre qu'il est atteint d'une leucémie. Hospitalisé à plusieurs reprises, il parvient à supporter les traitements en se consacrant à un projet de création d'entreprise.
En rémission, il intègre, en 2003, une grande école de commerce, sans pour autant oublier de tirer une leçon de sa douloureuse expérience : « Se battre pour son projet, c'est se battre contre son cancer. » Un principe qui sert d'idée fondatrice à Cheer up ! (« ne te laisse pas abattre ! »), qu'il fonde dans la foulée avec son plus proche ami. En proposant à des adolescents et à de jeunes adultes atteints d'un cancer d'être soutenus, à leur chevet, par des personnes de leur génération, la fédération remplit en outre un vide dans l'accompagnement de ces malades hospitalisés avec des enfants, en pédiatrie, ou avec des adultes plus âgés qu'eux, en cancérologie.
La fédération regroupe 250 bénévoles environ, tous étudiants, principalement issus d'écoles de commerce et d'ingénieurs, encadrés par trois salariés, qui visitent des jeunes cancéreux lors de leur hospitalisation et les épaulent dans la réalisation de leur objectif personnel. Qu'il s'agisse d'aider une jeune fille à trouver une galerie pour exposer ses tableaux ou, tout simplement, d'être présent auprès d'un malade hospitalisé loin de sa famille. Pour assurer cette mission, qui peut le confronter à la mort, chaque bénévole suit une formation initiale dispensée par des psychologues et des médecins, ainsi qu'une formation continue, sous la forme de groupes de parole. En moyenne, Cheer up ! accompagne 400 jeunes malades et soutient une centaine de projets par an. « Les bénévoles se déplacent, à la demande du jeune hospitalisé, en binôme », indique Judith Vilalta, sa présidente.
Afin de faire connaître son action et de légitimer sa présence à l'hôpital, la fédération a passé des conventions avec dix-sept hôpitaux, à Paris, en région parisienne ainsi qu'à Lille, Rennes, Reims, Rouen et Montpellier. « La mise en place d'une convention est indispensable, même si cela demande beaucoup de temps et un travail administratif assez important, précise la présidente. Dans l'avenir, nous souhaiterions proposer une formule de convention provisoire qui nous permettrait de répondre très rapidement aux attentes d'un jeune qui fait un séjour dans un hôpital au sein duquel nous ne sommes pas encore présents. »
Au sein de l'hôpital, les bénévoles essaient de travailler en association avec le personnel hospitalier, en particulier les infirmiers, les psychologues et les animateurs présents dans les services de pédiatrie. Une « collaboration plus ou moins étroite selon l'adhésion du service à la philosophie de l'association », note Judith Vilalta. « Nous échangeons avec eux sur le moral du patient. Une infirmière qui, grâce à notre action, suit l'avancée du projet personnel de son patient apprécie de pouvoir en discuter avec lui, notamment afin de détendre l'atmosphère au moment des soins. »
Après une croissance très rapide, Cheer up ! a désormais pour objectif de « consolider ses bases » et « de s'adapter à des hospitalisations plus morcelées et au développement de l'hospitalisation à domicile ». Par exemple en proposant aux jeunes malades de se rencontrer en dehors de l'hôpital, grâce à l'ouverture d'un local, notamment.
Sophie Le Gall
: Janvier 2012
HÔPITAL : Janvier 2012
: Janvier 2012
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