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INSERTION : Juin 2009
Le contrat départemental d’accès à l’emploi permet un retour à l’emploi plus durable, grâce à un suivi du salarié et de l’employeur.
Après l’entrée en vigueur du revenu de solidarité active (RSA), le territoire de Belfort continue à croire que l’on peut mieux faire. La preuve ? Le contrat départemental d’accès à l’emploi (CDAE), qu’il a lancé en 2005.
Ce contrat de six mois renouvelable une fois, destiné en priorité aux bénéficiaires des minima sociaux mais accessible depuis l’an dernier à tout demandeur d’emploi, est signé par l’employeur, le salarié et le conseil général. Ce dernier verse le montant du RSA à l’entreprise, qui s’engage en contrepartie à employer la personne à temps plein, à la payer au Smic et à l’embaucher pour un minimum de six mois à l’issue du CDAE. « Pour les personnes qui n’ont pas travaillé depuis longtemps, le temps de travail peut toutefois être allégé », précise Martine Lallemand, chargée de mission CDAE au conseil général.
Ces exigences font toute la différence avec le RSA, qui se limite à une « compensation pour les emplois précaires, estime Etienne Petitmangin, directeur général adjoint du développement social, éducatif et culturel. Nous appliquerons le nouveau dispositif avec volontarisme, mais le CDAE restera notre outil pour trouver des solutions définitives ».
L’idée de ce contrat est née du constat d’échec du revenu minimum d’activité (RMA), raconte le DGA : « Même avec un contrat aidé, il reste délicat pour une entreprise d’embaucher des personnes en grande difficulté. » Le CDAE repose donc sur un double accompagnement, du salarié et de l’employeur, par un conseiller unique qui, outre trois entretiens tripartites menés au cours des six mois, reste joignable à tout moment. Un suivi apprécié des entreprises : dans ce département qui comptait fin mai environ 3 000 allocataires du RMI, 332 CDAE ont été signés depuis 2005, dont près de 50 n’ont donné lieu à aucune aide financière, les salariés n’étant pas bénéficiaires de minima sociaux.
« Les demandes des employeurs sont multiples : elles vont du dossier de formation à un besoin de médiation lorsqu’il y a risque de conflit », explique Martine Bonnelles, conseillère emploi-formation-insertion à la maison de l’information sur la formation et l’emploi (Mife) du territoire de Belfort. Etienne Petitmangin ajoute que « la durée du contrat permet souvent de surmonter deux freins à l’emploi : la mobilité et la garde d’enfants, des obstacles que l’on ne se donne pas les moyens de vaincre pour un CDD d’un mois ». C’est également un temps de formation, en interne ou en externe, le conseiller se chargeant de monter les dossiers et de solliciter les financements auprès du conseil régional et des organismes paritaires collecteurs agréés (Opca).
Carole Bitebière, 38 ans, en CDAE depuis un an dans une entreprise de peinture en bâtiment, s’étonne encore d’avoir réussi à décrocher rapidement un premier emploi dans un secteur peu ouvert aux femmes. « Ce suivi m’a donné plus d’assurance, on ne me laissait pas tomber alors que je me lançais sans aucune expérience, après cinq semaines de stage à l’Afpa. » Son employeur, Christian Chaudey, reconnaît que le CDAE a été le coup de pouce qui l’a aidé à effectuer une embauche envisagée depuis longtemps.
Le dispositif reste perfectible : 20 % des CDAE sont rompus et la moitié seulement débouche sur un CDI ou un CDD de longue durée. « La situation économique ne permet pas toujours de tenir ses engagements », reconnaît Martine Lallemand. Le conseil général compte toutefois signer 200 nouveaux contrats cette année.
Caroline Lefebvre
: Janvier 2012
HÔPITAL : Janvier 2012
: Janvier 2012
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