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Handicap : Septembre 2009
Installé depuis février dans une école d'un quartier populaire, un centre de loisirs mixte accueille des enfants handicapés et valides.
C'est un centre de loisirs pas comme les autres, où des enfants trisomiques, autistes ou à mobilité réduite peuvent jouer, confectionner des gâteaux ou pratiquer des activités sportives, aux côtés d'enfants dits « normaux ». L'équipe, elle aussi, est mixte : deux des quatre animateurs sont handicapés, en fauteuil roulant.
« Dans un lieu ordinaire »
Ouvert à Montpellier en février, le centre de loisirs « Les enfants d'Hélène » est né de la volonté de deux femmes, Monique Gallego, coordinatrice des écoles, et Rachida Tandjaoui, éducatrice spécialisée, de créer un lieu ouvert où les enfants handicapés sont accueillis comme tous les autres. « Dans les centres de loisirs habituels, souvent, les enfants handicapés n'ont pas droit de cité. Et quand un accueil spécialisé existe, il y a un cloisonnement entre les différents handicaps », constate Rachida Tandjaoui, qui fonde son action sur des « valeurs de partage et de respect de la différence ».
Pour attirer des familles de tous horizons, les porteuses de projet ont cherché à « créer un centre de loisirs classique dans un lieu ordinaire ». Le centre a donc ouvert ses portes dans un établissement public, l'école Geneviève-Bon, qui est située dans un quartier populaire de la ville. Il reçoit des enfants âgés de 4 à 15 ans, le mercredi et pendant les congés scolaires, de 8 heures 30 à 18 heures, pour la journée ou la demi-journée. Les fratries sont les bienvenues. Deux des quatre animateurs sont salariés, l'un muni du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa), l'autre du brevet d'Etat d'éducateur sportif (BEES) premier degré. Un stagiaire et un bénévole complètent l'équipe.
Sous cette allure classique, le centre cache de vraies spécificités : sa capacité est limitée à vingt et un enfants, avec un animateur pour trois ou quatre enfants, quand le taux habituel d'encadrement est de un pour huit ou douze. Les fondatrices de l'association comme les animateurs ont une expérience, bénévole ou professionnelle, du handicap. Leur démarche repose sur une écoute individualisée. « Nous accueillons les enfants à la demi-journée pour commencer, afin qu'ils s'habituent au groupe. Les activités durent moins longtemps, elles sont adaptées à chacun », indique Monique Gallego. « Quand nous leur proposons une activité sportive ou de la peinture, nous les répartissons en deux groupes, toujours mixtes, afin d'avoir du temps pour chacun », précise Marie Munos, animatrice, diplômée d'un BEES option sports pour handicapés physiques et sensoriels.
Convention avec la ville
Depuis son ouverture, le centre a accueilli vingt enfants, dont 70 % de handicapés. C'est Monique Gallego qui a repéré l'établissement scolaire et convaincu la mairie de l'intérêt de son projet. L'association a signé une convention de deux ans avec la ville, qui héberge gratuitement le centre de loisirs et apporte une subvention. Les locaux de l'école Geneviève-Bon sont modernes, accessibles aux fauteuils roulants et très spacieux : une salle polyvalente équipée pour des parcours de motricité, une autre pour les activités artistiques, une pièce réservée à l'accueil et une autre aux repas, ainsi qu'une grande cour extérieure.
Mais les deux fondatrices, qui gèrent bénévolement l'association, déplorent le peu de moyens qui leur est accordé.
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