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I - Travailler en établissement ou service
1. Combien de personnes travaillent dans un établissement ou service privé non lucratif ?

Les établissements et services de la branche sanitaire sociale et médico-sociale privée à but non lucratif emploient 700.000 salariés.
L’Observatoire de la branche estime qu’à l’horizon 2012, le nombre de ses salariés devrait approcher 800.000, et dépassera alors «ceux de la métallurgie, de l’informatique et des télécommunications réunies, du secteur financier (banques et assurances) ou encore du transport routier». C’est dire le développement que devrait connaître ce secteur.



REMARQUE
Les emplois de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif représentent en moyenne 25% du secteur «Santé Action sociale»
en France. Cette proportion est plus forte dans les régions Alsace, Lorraine et Midi-Pyrénées.

L’enquête Emploi 2007, Unifaf, l’Observatoire, mars 2008.
Quels sont les emplois dans les établissements et services privés non lucratifs ?

Les salariés des établissements et services privés non lucratifs exercent une multitude de métiers répartis dans trois grandes filières professionnelles :
- La filière «soins». Elle regroupe les emplois médicaux, soignants et paramédicaux, soit 35% des emplois de la branche :

  • médecins généralistes et spécialistes,
  • médecins généralistes et spécialistes,
  • infirmiers,
  • aides-soignants,
  • sages femmes,
  • masseurs-kinésithérapeutes,
  • psychologues,
  • psychomotriciens,
  • orthophonistes,
  • manipulateurs en électro-radiologie,…

- La filière «éducative». Elle regroupe les emplois du travail protégé, de l’éducatif, du social, de l’insertion, de l’enseignement et de la formation, soit 34% des emplois de la branche :

  • moniteurs d’atelier,
  • éducateurs spécialisés,
  • moniteurs éducateurs,
  • aides médico-psychologiques,
  • chargés d’insertion, formateurs, …

- La filière «administrative, logistique et technique» qui regroupe les emplois issus des services généraux, des services administratifs et des directions des structures, soit 30% des emplois de la branche :

  • ouvrier et agents de logistique/maintenance,
  • secrétaires et assistantes,
  • techniciens administratifs et comptables,
  • cadres de direction,
  • directeurs généraux d’association…
REMARQUE
Les trois emplois qui concentrent les plus gros effectifs dans la branche sanitaire sociale et médico-sociale privée à but non lucratif sont :

  • aides-soignants (46.500),
  • infirmiers (43.600),
  • éducateurs spécialisés (43.300).

Les éducateurs spécialisés, les psychomotriciens et les ergothérapeutes sont très majoritairement employés dans le secteur privé non lucratif.
Source : Enquête Emploi quinquennale 2007, Unifaf, l’Observatoire
Quels sont les principaux besoins en recrutement ?

Le secteur «éducation, santé, action sociale» est le plus dynamique en termes de créations d’emplois selon l’Unedic (chiffres 2006). Les acteurs de la branche privée à but non lucratif constatent que c’est le secteur des personnes âgées et celui des adultes en difficultés qui créent le plus d’emplois, tandis que dans le secteur sanitaire, l’heure est plutôt à la réduction des coûts.

Par ailleurs, 14% des salariés de la branche «sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif» sont âgés de 55 ans et plus, ce qui est supérieur à la moyenne française (11,4%). La proportion des plus de 55 ans est encore plus importante chez les médecins, les personnels de direction (33%), et chez les encadrants (25%). D’où la nécessité de renouveler les professionnels partant à la retraite. Ce sont les établissements sanitaires et ceux accueillant les personnes handicapées qui sont le plus confrontés, dès aujourd’hui, à ce défi.

Bref, les établissements et services de la branche sanitaire sociale et médico-sociale privée à but non lucratif recrutent. Les trois emplois dont les effectifs ont le plus augmenté depuis 2000 sont :

  • aide médico-psychologique,
  • moniteur-éducateur,
  • chef de service éducatif.
On note une pénurie de kinésithérapeutes, d’orthophonistes dès aujourd’hui et l’observatoire de la branche prévoit des difficultés pour recruter des psychomotriciens d’ici 2012. Enfin, l’emploi infirmier est celui le plus fréquemment cité comme «emploi en tension» (difficile à pourvoir) par l’ensemble des établissements.
REMARQUE
Deux établissements sur cinq estiment avoir de sérieuses difficultés de recrutement et plus encore dans le secteur des personnes âgées.
Quelle est la proportion d’emplois précaires ou à temps partiel ?

Presque 9 salariés sur 10 (88%) de la branche «sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif» sont en contrat à durée indéterminée (CDI). 47.200 salariés (8%) étaient en contrat à durée déterminée (CDD) en 2007.
Par contre, plus d’un quart des salariés en CDI (26%) sont à temps partiel et même 31% dans les établissements et services médico-sociaux (handicap, personnes âgées). Mais cette proportion a tendance à diminuer : en 2000, c’était 33% des CDI de la branche et 40% dans les établissements et services médico-sociaux, qui étaient à temps partiel. Selon l’Observatoire de la branche, le passage aux 35 heures a permis le passage à temps plein d’une partie des effectifs, mais les phénomènes de regroupement ou de fusion (notamment dans le secteur social) ont favorisé la consolidation d’emplois à temps plein plus nombreux. Enfin, plus récemment, d’avantage de personnes ont demandé un passage à temps plein car elles avaient besoin de ressources salariales supplémentaires.

REMARQUE
74% des emplois de la branche sanitaire sociale et médico-sociale à but non lucratif sont occupés par des femmes. La moyenne française est de 44%.