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Les établissements et services de la branche sanitaire sociale et médico-sociale privée à but non lucratif emploient 700.000 salariés.
L’Observatoire de la branche estime qu’à l’horizon 2012, le nombre de ses salariés devrait approcher 800.000, et dépassera alors «ceux de la métallurgie, de l’informatique et des télécommunications réunies, du secteur financier (banques et assurances) ou encore du transport routier». C’est dire le développement que devrait connaître ce secteur.
Les salariés des établissements et services privés non lucratifs exercent une multitude de métiers répartis dans trois grandes filières professionnelles :
- La filière «soins». Elle regroupe les emplois médicaux, soignants et paramédicaux, soit 35% des emplois de la branche :
- La filière «éducative». Elle regroupe les emplois du travail protégé, de l’éducatif, du social, de l’insertion, de l’enseignement et de la formation, soit 34% des emplois de la branche :
- La filière «administrative, logistique et technique» qui regroupe les emplois issus des services généraux, des services administratifs et des directions des structures, soit 30% des emplois de la branche :
Le secteur «éducation, santé, action sociale» est le plus dynamique en termes de créations d’emplois selon l’Unedic (chiffres 2006). Les acteurs de la branche privée à but non lucratif constatent que c’est le secteur des personnes âgées et celui des adultes en difficultés qui créent le plus d’emplois, tandis que dans le secteur sanitaire, l’heure est plutôt à la réduction des coûts.
Par ailleurs, 14% des salariés de la branche «sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif» sont âgés de 55 ans et plus, ce qui est supérieur à la moyenne française (11,4%). La proportion des plus de 55 ans est encore plus importante chez les médecins, les personnels de direction (33%), et chez les encadrants (25%). D’où la nécessité de renouveler les professionnels partant à la retraite. Ce sont les établissements sanitaires et ceux accueillant les personnes handicapées qui sont le plus confrontés, dès aujourd’hui, à ce défi.
Bref, les établissements et services de la branche sanitaire sociale et médico-sociale privée à but non lucratif recrutent. Les trois emplois dont les effectifs ont le plus augmenté depuis 2000 sont :
Presque 9 salariés sur 10 (88%) de la branche «sanitaire, sociale et médico-sociale à but non lucratif» sont en contrat à durée indéterminée (CDI). 47.200 salariés (8%) étaient en contrat à durée déterminée (CDD) en 2007.
Par contre, plus d’un quart des salariés en CDI (26%) sont à temps partiel et même 31% dans les établissements et services médico-sociaux (handicap, personnes âgées). Mais cette proportion a tendance à diminuer : en 2000, c’était 33% des CDI de la branche et 40% dans les établissements et services médico-sociaux, qui étaient à temps partiel. Selon l’Observatoire de la branche, le passage aux 35 heures a permis le passage à temps plein d’une partie des effectifs, mais les phénomènes de regroupement ou de fusion (notamment dans le secteur social) ont favorisé la consolidation d’emplois à temps plein plus nombreux. Enfin, plus récemment, d’avantage de personnes ont demandé un passage à temps plein car elles avaient besoin de ressources salariales supplémentaires.
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