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Détention des enfants | 28/03/2018

Une vraie alternative à l’enfermement des enfants : la liberté !

par Auteur Associé
enfermement des enfants

Une hausse record du nombre d’enfants en prison (885 au 1er août 2017, chiffre jamais atteint auparavant, dont plus des deux tiers en détention provisoire), auxquels il faut ajouter plusieurs centaines d’autres placés dans les centres éducatifs fermés et le chiffre "gris" des jeunes majeurs incarcérés pour des faits commis durant leur minorité.

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Défense des enfants international-France, Fédération syndicale unitaire, Ligue des droits de l’homme, Observatoire international des prisons, SNPES-PJJ/FSU, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature

Même si l’enfermement des auteurs mineurs de faits délictueux a une longue histoire derrière lui, la tendance est aujourd’hui à sa banalisation.

Autre phénomène inquiétant : certains juges ne voient, pour extraire de jeunes enfants des réseaux d’exploitation dont ils sont victimes, d’autre solution que de les incarcérer, parfois même pour des faits de vols simples réitérés. Il en va de même pour les mineurs isolés étrangers pour qui il n’y aurait pas assez de garanties de présentation devant la justice.

Or, il faut le redire sans cesse : d’une part, la détention des enfants doit rester une mesure exceptionnelle et de dernier ressort, d’autre part, la privation de liberté doit prendre en compte leurs autres droits – maintien des liens avec la famille, respect de la vie privée, scolarisation, accès aux soins, insertion dans la société, etc.

Toutes choses qui sont peu ou pas respectées, y compris dans les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM). Quant aux CEF, promus comme une « solution alternative à la prison », ils en sont trop souvent l’antichambre.

Nous appelons la ministre de la Justice à renoncer à la création de nouveaux CEF, à réorienter les moyens aujourd’hui massivement dédiés à l’enfermement et à se saisir d’une réforme d’ampleur de l’ordonnance du 2 février 1945 susceptible de répondre vraiment à l’enjeu d’éducation de ces jeunes en danger. Il ne faut voir là ni utopisme ni provocation : ce choix est celui d’une réelle prévention et protection des jeunes et de la société à laquelle ils appartiennent.

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