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Aide à domicile | 20/01/2021

Salariés de l’accompagnement à domicile : les exclus de la loi Ségur – Laure Depinarde, directrice Spasad Amadpa

par Auteur Associé
Laure Depinarde, directrice Spasad Amadpa DR

Depuis près de trois ans, les professionnels et les bénéficiaires de l’aide et du soin à domicile attendent une loi digne du secteur de l’accompagnement à domicile. Les gouvernements, les concertations, et les rapports, se sont succédé avec à chaque fois la promesse d’un projet de loi d’envergure. Aujourd’hui, les services d’aide et de soins n’ont rien vu, si ce n’est l’injustice d’être une fois de plus exclus du système de santé.

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Les services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ont près de 40 ans et accompagnent au quotidien plus de 116 000 personnes dépendantes à domicile. En première ligne dès le début de la crise sanitaire, les professionnels des Ssiad ont répondu présents, dans des conditions de travail éprouvantes tant psychologiquement que physiquement. Et pourtant, ils sont exclus de la loi Ségur tout comme les professionnels du secteur du handicap. Ils ne bénéficient pas des 183 euros brut mensuels que leurs collègues travaillant au sein des établissements sociaux et médico-sociaux perçoivent depuis décembre. Pourquoi une différence de traitement des salariés selon leur lieu d’exercice ?

Face à ce constat, plusieurs directeurs de services d’aide et de soins à domicile, ont créé le collectif « Aide et soin à domicile » acteur de la santé pour obtenir du Gouvernement que les salariés des services d’aide et de soins à domicile profitent des mêmes avancées que celles annoncées dans les hôpitaux ou les établissements pour personnes âgées. Tous les professionnels du secteur sont unanimes, il est nécessaire de prendre en considération les acteurs du domicile dans le parcours de santé des personnes dépendantes.

Il est donc urgent de revaloriser les salaires des professionnels du domicile car, aujourd’hui, cette inégalité de traitement nuit au recrutement de personnel qualifié, ce qui risque d’entraîner rapidement une perte de qualité de l’accompagnement. La logique domiciliaire portée tant par les ministres que par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), ne doit plus seulement être dans les discours mais dans les actes.

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